✨ Préparez votre atelier pour la facturation électronique : réception dès septembre 2026, émission en 2027 pour les micro-entreprises. Commencer gratuitement →

Retour aux articles
Bouclier juridique CGV CGPS

CGV, CGPS, décharges : le bouclier juridique ManoArt

Publié le 14 juillet 2026 • Par L'équipe ManoArt

Un atelier d’art n’a pas les mêmes contrats qu’un plombier. La commande sur-mesure, le dépôt en galerie, le stage d’initiation, la photo d’une pièce reprise sur un site marchand : autant de situations que les modèles de CGV génériques ignorent. Le Bouclier juridique de ManoArt rédige les documents adaptés au fait main — CGV, CGPS sur-mesure, contrat de dépôt-vente, cession de droits, décharge de responsabilité — et vous laisse la main sur chaque mot.

En 2026, un artisan d’art passe en moyenne près de 15 heures par semaine sur des tâches non facturables. Une part de cette charge, c’est de la rédaction juridique repoussée faute de temps. Le résultat se paie plus tard : commandes engagées sans devis clair, acomptes non sécurisés, pièces confiées sans écrit. Cet article détaille les documents dont votre atelier a besoin, la situation que couvre chacun, et la façon dont ManoArt les prépare.

Quels documents juridiques pour un atelier d’art ?

Un atelier vend, façonne sur commande, expose et transmet. Chaque activité appelle son document. Un seul modèle ne couvre pas tout, et c’est précisément là que les générateurs génériques échouent.

Le Studio Légal de ManoArt classe les documents par cadre, pour partir de votre situation réelle plutôt que d’une case abstraite :

  • Vente et prestation au client final (un particulier) : CGV pour la vente directe, CGPS sur-mesure pour la commande personnalisée.
  • Diffusion professionnelle (galeries, revendeurs, pros) : contrat de dépôt-vente, CGV professionnel, contrat d’exposition, revente ferme.
  • Vie de l’atelier : sous-traitance de façonnage, collaboration entre créateurs, partage de locaux et d’équipements.
  • Droits, image et confidentialité : cession de droits d’auteur, licence d’exploitation, réserve de droits et antériorité, droit à l’image.
  • Présence en ligne : mentions légales, politique de confidentialité RGPD, CGU du site.

La logique est toujours la même. Vous cadrez votre besoin, ManoArt propose le document qui correspond. Pas de formulaire unique à tordre pour qu’il colle vaguement à votre cas.

Un atelier d’art produit, vend, expose et transmet des droits : quatre activités, quatre familles de documents. Les CGV couvrent la vente directe, les CGPS le sur-mesure et les stages, le dépôt-vente la galerie, la cession de droits l’usage des images. La règle : un document par situation, jamais un modèle passe-partout.


CGV, CGPS ou décharge : lequel dans quelle situation ?

Le bon document dépend de ce que vous faites, pas de votre statut. Vendre une pièce en salon, façonner un vase gravé au prénom d’un client, animer un stage de tournage ou confier trois assiettes à une galerie : quatre situations, quatre écrits différents. Voici comment les distinguer.

Situation de l’atelierDocument adaptéPoint de vigilance métier
Vente en boutique, salon ou marché à un particulierCGVMentions obligatoires, garanties légales, délais
Commande sur-mesure pour un particulierCGPS sur-mesureAcompte, tolérances du fait main, exclusion de rétractation (L221-28 3°)
Stage ou atelier d’initiationDécharge de responsabilité + CGPSSécurité, EPI, conditions d’annulation, acompte non remboursable
Pièce confiée à une galerieContrat de dépôt-venteResponsabilité sur les pièces, assurance, délai de reddition des comptes
Vente à un revendeur professionnelCGV professionnelRéserve de propriété, délais et pénalités de paiement
Réutilisation de la photo d’une pièce vendueCession de droits ou réserveDistinction entre l’objet vendu et les droits de reproduction

Retenez la ligne de partage. Une vente appelle des CGV. Une prestation ou un ouvrage sur commande appelle des CGPS. Une activité à risque physique, comme un stage au four ou au chalumeau, appelle une décharge en plus des CGPS.

Pour un atelier d’initiation, vous pouvez préparer votre document de décharge dès maintenant.

Générer ma décharge de responsabilité (outil gratuit)

Le document se choisit sur la situation, pas sur le statut juridique. Une vente relève des CGV, un ouvrage sur commande des CGPS, un stage à risque d’une décharge. En 2026, confondre les deux premiers reste l’erreur la plus fréquente des ateliers, faute d’écrit adapté au fait main.


Ce que le fait main change dans vos clauses

Les modèles de CGV disponibles en ligne sont pensés pour le bâtiment ou le commerce standard. Ils passent à côté de quatre spécificités qui protègent réellement un atelier d’art. C’est là que ManoArt travaille finement.

Rétractation : l’exception des œuvres personnalisées

Un consommateur dispose en principe de 14 jours pour se rétracter d’un achat à distance. Mais l’article L221-28 3° du Code de la consommation exclut de ce droit les biens confectionnés selon les spécifications du client ou nettement personnalisés. Un vase gravé à un prénom, une bague montée sur mesure : la rétractation ne s’applique pas. Encore faut-il que la clause figure noir sur blanc dans vos conditions. ManoArt l’insère et la formule correctement.

Tolérances du fait main

Une pièce faite main varie. La teinte d’un émail bouge d’une cuisson à l’autre, une dimension oscille de quelques millimètres, un nœud du bois n’est jamais deux fois au même endroit. Sans clause de tolérance, ces variations deviennent des motifs de litige. Une CGPS bien rédigée les prévoit et les décrit comme des caractéristiques, pas des défauts.

Dépôt-vente : la charge de la preuve

Quand vous confiez des pièces à une galerie, elle en devient dépositaire. En cas de perte ou de dommage, c’est à elle de se justifier, pas à vous de prouver sa faute (Code civil, dépôt, art. 1915 et suivants). Un contrat de dépôt-vente clair fixe l’assurance, l’inventaire signé et le délai de reddition des comptes. C’est votre filet de sécurité.

Cession de droits : vendre la pièce ne cède pas l’image

Vendre une céramique ne transfère aucun droit de reproduction. L’article L111-3 du Code de la propriété intellectuelle rend la propriété de l’objet matériel indépendante des droits d’auteur. Un acheteur, une galerie ou une marque qui exploite la photo de votre pièce sans accord dépasse ce qu’il a acquis. La réserve de droits verrouille ce point.

La vente d’une pièce ne cède pas ses droits de reproduction : l’article L111-3 du Code de la propriété intellectuelle sépare l’objet matériel de l’œuvre. Sans clause de réserve, un acheteur peut penser détenir l’image autant que l’objet. La règle : réserver explicitement les droits dans le devis de vente ou d’exposition.


Comment ManoArt rédige un document, étape par étape

Le Studio Légal fonctionne en quatre temps, et vous gardez la décision à chaque étape. Rien ne s’inscrit dans le document sans votre accord. Le Copilote propose, vous tranchez.

1. Cadrer l’objet. Vous choisissez d’abord la relation à formaliser, puis le type de document, puis vous décrivez votre cas dans vos mots : activité, type de client, montants, délais connus. C’est cette description qui oriente la rédaction.

2. Générer ou écrire. Deux chemins. Soit l’assistant vous pose quelques questions et rédige un premier brouillon, soit vous ouvrez une page vierge et écrivez vous-même. Dans les deux cas, vous arrivez dans un éditeur où vous modifiez librement.

3. Traiter les points de vigilance. Le Copilote signale les clauses à compléter et les passages à examiner. Pour chacun, vous demandez une correction, vous l’écartez, ou vous validez en l’état. Vous pouvez aussi lui faire expliquer un point que vous ne comprenez pas.

4. Finaliser et exporter. Vous passez le document au statut finalisé, réversible à tout moment, puis vous l’exportez en PDF ou en Word éditable (.docx). Le fichier est prêt à être relu par votre conseil.

L’ensemble se pilote depuis un seul écran. Pas de logiciel comptable à connecter, pas de saisie bancaire. Juste votre besoin, mis en forme.

Le Studio Légal ManoArt rédige un document en quatre étapes — cadrer, générer ou écrire, traiter les points de vigilance, exporter — et l’artisan valide chaque clause. Le Copilote propose et corrige, il ne décide jamais seul. L’export final se fait en PDF ou en Word éditable, prêt pour une relecture professionnelle.


Un brouillon à valider, jamais un acte signé en l’état

C’est le point où ManoArt se démarque des générateurs qui promettent du « prêt à l’emploi ». Chaque document produit par le Studio Légal est un brouillon de travail. Il porte un avertissement inscrit dans le fichier lui-même, présent à l’export, qui rappelle qu’il ne constitue pas un conseil juridique et doit être relu par un professionnel du droit avant toute signature.

Ce choix est assumé. Beaucoup d’outils affichent « CGV rédigées par un juriste, valeur 500 € » pour rassurer. La réalité juridique est plus honnête : un contrat qui vous engage mérite une relecture par un avocat ou un conseil au fait de votre situation. ManoArt vous fait gagner le temps de la première rédaction, celui qui bloque le plus souvent, et vous arrivez chez votre conseil avec un document déjà structuré plutôt qu’une page blanche.

Vous restez seul décisionnaire. Le copilote génère une maquette, vous la faites valider. C’est cette division du travail qui protège vraiment l’atelier.

Le Bouclier juridique fait partie de ManoArt, le copilote des artisans d’art.

Tester ManoArt sur mon atelier · Découvrir ManoArt

Les documents du Studio Légal sont des brouillons de travail, jamais des actes prêts à signer. Chaque fichier porte un avertissement embarqué, présent même à l’export. La méthode : ManoArt rédige la première version, vous la faites relire par un professionnel du droit. L’artisan reste seul décisionnaire.


Questions fréquentes

Faut-il des CGV quand on vend uniquement en salon ou en boutique ? Oui pour la vente à un particulier. Les CGV doivent être communiquées avant la vente, y compris en physique. Elles peuvent figurer au dos du devis ou de la facture, avec une case d’acceptation. Sans elles, votre défense en cas de litige est fragilisée.

CGV ou CGPS pour une commande sur-mesure ? CGPS. Une commande façonnée selon les demandes du client relève de la prestation d’ouvrage, pas de la vente d’un produit standard. Vos CGPS y fixent l’acompte, les délais, les tolérances du fait main et l’exclusion du droit de rétractation prévue par l’article L221-28 3°.

Une décharge suffit-elle pour un stage d’initiation ? Non, elle se combine avec des CGPS. La décharge encadre le risque physique (four, chalumeau, outils tranchants), les EPI et la responsabilité. Les CGPS encadrent l’inscription, l’acompte, l’annulation. Les deux documents traitent des questions différentes.

Peut-on vraiment refuser la rétractation sur une pièce personnalisée ? Oui, à condition que la pièce soit confectionnée selon les spécifications du client ou nettement personnalisée, et que la clause figure dans vos conditions. L’exclusion découle de la loi (L221-28 3°), mais elle doit être écrite et portée à la connaissance du client avant la commande.

ManoArt remplace-t-il un avocat ? Non. ManoArt prépare un brouillon structuré et adapté à votre activité, que vous faites valider par un avocat ou un conseil juridique. L’outil accélère la première rédaction ; il ne se substitue pas à un avis personnalisé sur un contrat qui vous engage.

Le document est-il exportable en Word ? Oui. Après finalisation, vous exportez en PDF ou en Word (.docx) éditable. Le format Word permet à votre conseil d’annoter et de corriger directement avant la version définitive.

Que couvre le contrat de dépôt-vente pour une galerie ? Il fixe qui répond des pièces confiées, l’assurance, l’inventaire signé au dépôt, la commission, et le délai de reddition des comptes. Comme la galerie est dépositaire, c’est à elle de justifier une perte ou un dommage, ce que le contrat sécurise par écrit.


Sources


Avertissement : Les informations présentées dans cet article sont fournies à titre informatif et pédagogique pour accompagner la réflexion de l’artisan. Elles ne remplacent en aucun cas l’avis personnalisé d’un expert-comptable, d’un conseiller fiscal ou d’un avocat spécialisé.

Libérez vos mains pour créer

ManoArt s'occupe de vos devis, factures, TVA et conformité réglementaire. Concentrez-vous à nouveau sur votre art.